Au Japon, la norme c’est d’atteindre au minimum 100% de la perfection ​

Hospitality Japan

Hier soir, j’ai eu une longue discussion avec une femme japonaise sur sa vie en France et les bénéfices qu’elle en tire. Nous avons abordé plein de sujets au Japon. Au moment où on a échangé sur le travail au Japon, une phrase a retenu mon attention : « Au Japon, la norme c’est d’atteindre au minimum 100% de la perfection ». Même si cette phrase qu’elle m’a sortie peut surprendre, elle a aussi le don de m’inspirer. Pas seulement dans le cadre de la culture japonaise mais dans le cadre de la vie en général.

Cependant, cette simple phrase exprimée face à certaines personnes un peu trop « react » provoque évidemment des réactions épidermiques comme j’ai pu le lire récemment sur ma page Facebook ou ailleurs : « les japonais sont trop…[…] ils sont tellement […] leur culture est à ch….. ce sont TOUS des hypocrites… » bref des idées très arrêtées et déclarées comme « non-discutables ». Ces pensées qui ne donnent aucune permission au doute, à la remise en question d’une interprétation issue d’un ou plusieurs faits et aucune permission de peut-être observer des événements d’une autre manière.

On peut critiquer le mode de vie de ce pays et les conséquences désastreuses constatées sur la vie de ses habitants. Cette quête perpétuelle japonaise du « parfait » qui engendre, en partie, un des taux de suicides les plus élevés au monde. On peut passer sa vie à critiquer, bannir une culture, mais si on regarde bien ce qui se passe réellement : rien n’est totalement blanc ni totalement noir. Dans la vie, rien n’est absolu en réalité.

Je vais juste faire une parenthèse avant de revenir sur le Japon…

J’ai assisté à une conférence sur les pensées limitantes de notre cerveau qui nous empêche de vivre la vie que l’on rêve de mener. Par exemple, tu rêves d’élever des dauphins toute ta vie. Mais le chemin pour y arriver te bloque : les méthodes d’élevage te paraissent cruelles et indignes. Mais serais-tu capable d’aller jusqu’à tuer un dauphin sachant que ton action peut sauver 1 million d’autres dauphins ?… au départ j’étais bien sûr révolté par la maltraitante animale. Mais mon cerveau s’est mis subitement face à 2 idées opposées qui ont chacune une cause avec un sens. Au final qu’est-ce qui est bon de choisir ? Cette dualité, que je viens d’évoquer, existe dans chaque aspect de nos vies. Ce que j’ai appris c’est qu’il est quasiment impossible de réussir sans sacrifices, qu’il ne peut pas y avoir créations d’entreprises sans destructions d’entreprises. Malheureusement, une large partie des médias, pour des raisons financières, nous habitue chaque jour à pointer du doigt chaque problème sans le comprendre dans son ensemble pour se permettre d’avoir une vue sage et raisonnée vis à vis d’une situation.

Alors la morale dans tout ça c’est quoi ? Comme rien n’est clairement honnête ni totalement malhonnête… pourquoi ne pas se concentrer sur comment un événement peut nous inspirer ?

 

Pour revenir au Japon…

 » […] Le monde change par de petites actions inspirées issues d’autres personnes inspirantes »

Le Japon, on peut, comme je l’ai dit, le pointer du doigt sur plein de sujets dérangeants. Mais si on étudie son histoire dans son ensemble et qu’on accepte que rien n’est absolu dans la vie, on peut vraiment s’inspirer de leur culture et y puiser notre inspiration pour bâtir notre propre système de valeurs et réaliser nos propres rêves. Leur politesse, leur ponctualité, leur code d’honneur, leur respect de la nature sont d’innombrables exemples sur lesquels je m’inspire pour créer mon histoire et réaliser ce qui m’anime le plus au fond de moi-même. À moi tout seul, bien sûr je ne changerai rien au civisme de certains individus par exemple. J’entends beaucoup de personnes dirent « c’est impossible, tu ne changeras rien, les gens sont cons et bornés ». Mais je sais que ce qui m’inspire, que ce soit au Japon ou dans d’autres pays, je peux l’appliquer dans ma vie de tous les jours et que, quoiqu’il se passe autour de moi, en restant droit dans les valeurs que j’ai pu apprendre de tels pays du monde, sans m’en rendre compte, j’influence à mon échelle le reste de mon entourage qui lui-même agira, sans s’en rendre compte, à agir selon une partie des valeurs que je dégage. Et c’est là que le monde change. Par des petites actions inspirées issues d’autres personnes inspirantes.

Ma pensée peut concerner le Japon comme tout autre pays, cultures, ou sujets… Les médias adorent créer le buzz pour des raisons financières en choisissant l’angle le plus sombre sur des thème comme : l’image de l’Islam, l’arrogance des français, etc… autant de poils à gratter pour nourrir les esprits les plus fermés qui n’espèrent qu’imposer leurs idées et maintenir des pensées limitantes en chacun d’entre nous. Nous avons le choix : soit laisser ces informations hanter notre cerveau sans s’en rendre compte, soit CHOISIR de prendre de la hauteur face à tout ce qui se dit pour avoir une opinion plus sage sur une information. J’ai toujours au moins essayé de voir le bon côté des choses et j’ai décidé de continuer davantage à me refuser de bannir, dénoncer trop vite sans comprendre un problème dans son ensemble. Je suis convaincu que changer son « mindset », changer sa perception des faits et de la réalité qui nous entoure, se forcer à voir également le bien dans une situation apriori « uniquement mauvaise », nous permet de prendre plus de hauteur et lutter contre plein de fléaux qui pourrissent l’humanité encore à notre époque… comme le RACISME.

Je finis ma pensée en l’illustrant par cette Citation de Frédéric II de Prusse :

« Seul un homme éclairé sait distinguer le vrai de l’apparence. »

 

David-Minh TRA

David-Minh TRA

David-Minh TRA

Avec sa gueule, on pourrait croire qu'il a dû faire une école d'Ingénieur à Paris et qu'il a passé ses journées à diriger des projets Web... Eh bien ce n'est pas tout à fait faux ! Sauf que ce Nem est aussi et plus que jamais un Reporter et Réalisateur de séries documentaires sur YouTube. Couronné de la 3ème place des meilleurs blogs "Voyages" au Golden Blog Awards Paris 2013, cet artiste autodidacte poursuit la série "Japon, qui es-tu ?" qui a fait sa renommée et n'a qu'une obsession : vous faire voyager et rêver.