Voyage en solo, galères, barrière de la langue, soucis…

Hier, j’ai posté une galerie de photos de voyage en Corée du Sud. J’ai reçu une question très intéressante de David Krief qui m’a spontanément inspiré 2 réponses. Je reprends tout ici dans cet article pour vous partager 2 expériences : une à Hong Kong et une dans la campagne coréenne sur l’île de Jeju.

questions David Krief à David-Minh TRA

questions David Krief à David-Minh TRA sur la page Facebook 22/10/2019

Mes galères en voyage solitaire.

Il m’est arrivé d’avoir parfois des ennuis. Un exemple me vient à l’esprit, c’était au cours d’un voyage à Hong Kong. Je prenais énormément de photos. J’ai trouvé une salle de jeux avec des bornes à jouer. Tout à coup, j’entends un mec me crier dessus en chinois de loin, il alerte le gérant d’un ton hyper énervé et en me montrant du doigt. Vu sa posture, ses habits et son visage, j’ai tout de suite compris que j’allais avoir affaire avec des hommes « un peu sombres ». Je commence à plier mon appareil photo, je commence à me diriger en marchant calmement vers la sortie. Je sens bien que la situation allait peut-être dégénérer. Je laisse le vieux gérant venir à moi. Il criait sur moi en chinois. Je ne comprends absolument rien. Je reste de marbre, poli et je lui parle en anglais, il capte rien, il me montre du doigt ma poche où j’ai logé l’appareil photo. Il me fait comprendre que je dois l’allumer. J’ai tenté de me faire comprendre et lui dire que je ne suis qu’un simple voyageur innocent mais sans succès, il était horrifié que j’ai pu prendre des bornes d’arcade en photo et m’a demandé de les effacer. J’ai pris soin de mettre la dragonne de mon appareil photo histoire qu’il ne me prenne pas l’appareil. L’écran s’allume. On a dû effacer une a une toutes les photos. Il a vérifié scrupuleusement. Sauf mes photos personnelles prises ailleurs. Sourire, politesse, humilité, démarche lente (et pas fuyarde) : bref j’ai adopté l’attitude qu’il fallait pour m’en sortir car je sentais bien la bagarre venir comme dans les films à Hong Kong tu vois ? D’autres hommes commencent à se diriger vers moi. Je me sentais comme James Bond encerclé par une bande de truands. J’ai continué à filer droit vers la sortie en espérant que je ne sois pas bloqué au bout du chemin pour un règlement de compte. Quand j’avais pénétré le lieu, il ne me semblait pas dangereux mais une fois que j’ai vu qui tenanit la baraque, j’ai compris que ce n’était pas dans un lieu sain. Voyager seul exige beaucoup beaucoup de prudence.

La barrière de la langue

oui. Je ne parle pas le coréen. Oui j’ai eu des barrières mais durant tout le voyage, ces barrières se sont résolues très très vite. Je vais te donner un exemple précis. Après Séoul, puis Busan au bord de la mer, je me rends sur l’île de Jeju. Il fait déjà nuit, on devait approcher des 12 coups de minuit, j’arrive à la campagne, j’ai juste un papier imprimé de l’auberge où j’avais réservé un lit simple. Je parle au chauffeur de bus qui ne me comprend pas. Il me dit juste de m’assoir. Comment pouvais-je savoir si j’étais dans le bon bus et dans la bonne direction ? surtout qu’à cette heure-là, c’était certainement les derniers bus en circulation. Sur le papier, j’ai le nom de la station où je dois m’arrêter en caractère coréen. J’étais bien sûr pas serein mais je voulais garder confiance. Les arrêts s’enchaînent mais j’ai du mal à reconnaître les caractères sur les  noms de stations de bus à la campagne, dès que le bus s’arrête… puis à un moment donné, le chaugffeur me demande de me mettre à côté d’une coréenne. Surprise, elle parle anglais et japonais : coup de bol magistral. On parle ensemble et en plus elle s’arrête au même endroit que moi ! il m’est arrivé plein de situations du même genre mais je m’en suis toujours sorti. Sûrement aussi parce que je souris en permanence. La cerise sur le gâteau c’est que cette jeune fille m’a proposé de venir dîner avec sa famille le soir-même. 

J’ai ressenti que le fait de venir de si loin avec une culture si différente est une force quand tu voyages. Le monde vient à toi.

David-Minh TRA

 

 

David-Minh TRA

David-Minh TRA

Avec sa gueule, on pourrait croire qu'il a dû faire une école d'Ingénieur à Paris et qu'il a passé ses journées à diriger des projets Web... Eh bien ce n'est pas tout à fait faux ! Sauf que ce Nem est aussi et plus que jamais un Reporter et Réalisateur de séries documentaires sur YouTube. Couronné de la 3ème place des meilleurs blogs "Voyages" au Golden Blog Awards Paris 2013, cet artiste autodidacte poursuit la série "Japon, qui es-tu ?" qui a fait sa renommée et n'a qu'une obsession : vous faire voyager et rêver.